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Étude de cas · Épicerie premium

Un canal d'acquisition créé de zéro, +253 % de CA net

La marque
Marque d'épicerie premium
Le contexte
produit d'exception, fondateur reconnu dans son métier
La durée
10 mois
Le périmètre
construction de l'acquisition e-commerce, du premier euro de publicité à la refonte du site, en direct avec le fondateur.

Les résultats

Chiffre d'affaires net
+253 % sur période comparable
Plancher mensuel
×4,8
Investissement publicitaire avant la mission
0 €
Efficacité média (MER)
2,8 à 2,9 pendant toute la construction
Courbe de ventes de la marque

Le chiffre qui compte n'est pas la croissance, c'est le plancher. Avant, le meilleur mois faisait presque le double du pire, sans qu'aucune décision n'explique l'écart. Après, le pire mois dépasse de trois fois le meilleur mois d'avant. On n'a pas produit un pic, on a installé un canal.

La situation

Cette marque avait tout ce qu'on ne peut pas acheter.

Un produit d'exception, sourcé en direct chez les producteurs. Un fondateur qui exerce son métier au plus haut niveau et qui connaît son sujet mieux que quiconque en France. Des clients professionnels parmi les plus exigeants qui soient. Une note quasi parfaite sur plusieurs milliers de commandes.

Et une boutique en ligne qui faisait 5 700 € par mois, en dents de scie.

Il n'y avait pas de plafond à débloquer. Il n'y avait rien à débloquer.

L'entreprise vivait principalement de son activité professionnelle ; l'e-commerce était une conséquence, pas un canal. Les mois se suivaient sans logique : 3 900 € en août, 7 500 € en mai, sans qu'aucune décision n'explique l'écart. Le site encaissait ce qui passait.

Et le compte publicitaire ? Il était vide. Pas mal structuré, pas mal piloté : vide. Aucun euro n'avait jamais été investi en acquisition.

C'est le cas de figure le plus rare, et le plus inconfortable à diagnostiquer, parce qu'il n'y a aucun coupable. Personne n'avait fait d'erreur. Il manquait simplement une machine que personne n'avait construite.

Et c'est aussi le plus frustrant, parce que la valeur était déjà là.

Une marque avec ce niveau de crédibilité et cette qualité de produit n'a pas un problème de désirabilité. Elle a un problème de rencontre : personne ne sait qu'elle existe. Tout le travail consistait à organiser cette rencontre, puis à faire en sorte qu'elle se reproduise chaque mois.

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Ce qu'on a fait

On a commencé par le fondateur, pas par le compte publicitaire.

Quand la crédibilité d'une marque tient à une personne, cette personne est le premier actif média. On a construit l'acquisition autour de lui : ce qu'il sait, comment il choisit, pourquoi son produit n'est pas comparable à ce qu'on trouve ailleurs. Scripts écrits, tournages cadrés, formats testés.

Puis on a monté le canal payant depuis la page blanche.

Premier euro investi, structure de compte posée, angles testés un par un. Il n'y avait aucun historique : ni audience, ni créa gagnante, ni référence de coût d'acquisition. Chaque semaine servait à réduire l'incertitude d'un cran.

On a doublé la production avec des visuels fixes, souvent sous-estimés sur un produit qui se regarde, et travaillé en copublicité avec des créateurs, pour faire porter le message par des voix qui n'étaient pas celle de la marque.

On a refait le site pour qu'il tienne le trafic.

Envoyer de la publicité vers une boutique qui convertit mal, c'est financer l'apprentissage de ses visiteurs pour le compte de quelqu'un d'autre. Refonte des pages, parcours simplifié, argumentaire remonté là où la décision se prend.

Et on a arrêté de subir les temps forts.

Le fondateur passe régulièrement dans les médias, et ces passages produisaient exactement ce qu'ils produisent toujours quand rien n'est prêt : un pic de trafic, deux jours d'euphorie, puis plus rien. Une attention qu'on ne récupère pas.

On les a préparés en amont : créas prêtes, budget provisionné, pages d'atterrissage alignées, capture des visiteurs organisée. Le pic est devenu un point d'entrée dans la base client au lieu d'être un feu de paille.

Les résultats en détail

Tableau de bord, après la mission
Croissance

Chiffre d'affaires net +253 % sur période comparable, et un chiffre d'affaires e-commerce mensuel moyen multiplié par près de 4.

Régularité, le vrai résultat

Le plancher mensuel a été multiplié par 4,8. Avant, l'écart entre le meilleur et le pire mois était de un à deux, sans logique ; après, il se resserre nettement, sur des niveaux sans commune mesure. Une marque qui sait ce qu'elle fera le mois prochain peut recruter, acheter du stock et se projeter. Une marque qui ne le sait pas subit.

Efficacité média

Le retour sur investissement média global s'est maintenu entre 2,8 et 2,9 pendant toute la phase de construction : un bon niveau pour un canal qu'on installe et qu'on fait monter en même temps, les deux étant rarement compatibles.

Précision de lecture : cet indicateur mesure l'efficacité du média, pas la rentabilité nette de l'entreprise. Les deux ne se confondent pas, et confondre les deux est une erreur fréquente.

Ce que j'en retiens

Toutes les marques qui plafonnent n'ont pas un plafond.

Certaines n'ont simplement jamais construit le canal. Le réflexe d'audit, chercher ce qui est cassé, ne donne rien face à une page blanche. La bonne question n'est pas « qu'est-ce qui ne marche pas ? » mais « qu'est-ce qui n'existe pas encore ? ».

Quand la crédibilité d'une marque tient à une personne, l'acquisition se construit autour d'elle, pas à côté.

C'est plus lent, ça demande du temps au fondateur, et ça ne se délègue pas. C'est aussi ce qui rend le résultat difficile à copier.

Un pic d'attention non préparé est une perte sèche.

Passage médiatique, article, vague virale : sans créas prêtes, sans budget provisionné et sans page qui convertit, l'attention traverse la marque sans s'y arrêter. Le travail ne consiste pas à provoquer ces moments, il consiste à ne pas les gâcher.

Et chez toi ?

Ton dernier pic de visibilité, il t'a rapporté quoi trois mois plus tard ? Si la réponse est « rien », ce n'est pas le pic qui a manqué.

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Les preuves

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  • Budgets pilotés : 150 à 250 k€/mois
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Courbe de ventes Shopify

Chiffres extraits de la boutique et du compte publicitaire le 28/08/2026. Les périodes comparées couvrent les mois précédant le démarrage de l'acquisition et les dix mois suivants. L'indicateur d'efficacité média rapporte le chiffre d'affaires à l'investissement publicitaire : il ne mesure pas la rentabilité nette. Marque non nommée.