Meta Ads
+28 %budget +50 %
Retour sur investissement publicitaire, et coût par acquisition −20 %. La combinaison compte : améliorer un ratio en réduisant la dépense est facile, le faire en accélérant l'est beaucoup moins.
Études de cas/Équipement sport
Le Diagnostic Inversé, sur ce cas
À chaque plafond, deux réponses : plus de budget, un produit de plus.
La marque avait arrêté d'expliquer pourquoi son produit servait à quelque chose. Elle ne recrutait plus, elle récoltait.
+28 %
sur Meta Ads, avec 50 % de budget en plus−20 %
sur Meta Ads92 %63 %
×2,5
pour un budget mensuel ×3Chiffres mesurés sur les trois premiers mois de la mission, comparés à la période équivalente précédente. Marque non nommée.
Cette marque savait casser des plafonds. Depuis sa création, elle en avait franchi plusieurs jusqu'à atteindre un palier de chiffre d'affaires important.
Et à chaque plafond, elle avait appliqué la même réponse : sortir un produit de plus.
C'est la réponse la plus logique du monde. On plafonne sur ce qu'on vend, donc on vend autre chose. Le catalogue grossissait, le chiffre d'affaires suivait un peu, et le plafond revenait.
Celui qui achetait le produit d'origine n'achetait pas la gamme élargie. Celui de la nouvelle gamme n'avait rien à voir avec celui du textile. Le fondateur l'a résumé mieux que moi : « on a plein d'avatars, il faut qu'on fasse plein de pubs, on parle à plein de gens, et ça ne se cale toujours pas. »
Ce qui avait déclenché le premier scale, c'était du contenu éducatif. Leur plus gros succès publicitaire était une vidéo qui ne vendait presque rien. Quelqu'un qui ne connaît pas la marque tombe aujourd'hui sur une promotion pour un produit dont il ignore l'intérêt. Il passe.
Le compte Meta Ads s'était empilé au fil des lancements : un inventaire hérité de l'histoire du catalogue plutôt qu'une structure décidée. Et le compte Google Ads encaissait une notoriété construite ailleurs, sans recruter personne.
La marque avait arrêté d'expliquer pourquoi son produit servait à quelque chose.Elle ne plus, elle récoltait.
Cinq étapes, dans l'ordre où on les a faites. La première : revenir en arrière.
Contre-intuitif quand une équipe est en plateau. Les performances sont remontées immédiatement, ce qui a réglé la question du diagnostic en quelques jours.
Le réflexe en plateau
Ce qu'on a faitRemettre en diffusion les créas qui gagnaient avant le virage
Pas des idées neuves : des déclinaisons construites sur les codes de ce qui gagnait. Ce réalignement a permis de ressusciter des concepts qui avaient cessé de fonctionner. La plupart n'étaient pas mauvais : ils étaient servis au mauvais profil.
Ni le même déclencheur, ni la même peur, ni le même vocabulaire. La marque leur parlait comme à une seule audience.
De neuf campagnes à huit : le nombre n'a presque pas bougé, et ce n'était pas le sujet. La bonne structure est celle que la réalité du compte justifie, pas la plus petite possible. Ce qui comptait, c'était que chaque campagne ait une raison d'exister et assez de volume pour apprendre.
Neuf campagnes actives, ajoutées au fil des lancements : le budget dilué, aucune n'apprend assez
Huit campagnes, chacune avec un rôle : du testing, du scaling, et ce qu'imposent plusieurs tunnels sur plusieurs marchés
Développement du hors-marque, puis ouverture de YouTube, quasi inexploité : d'abord en réutilisant les vidéos existantes du fondateur au format organique, puis en adaptant les meilleures créas publicitaires au format vertical.
Acheteurs qui disent avoir découvert la marque sur YouTube1,67 %en deux semaines
Tant qu'on ne vendait qu'à des gens qui tapaient le nom de la marque, le coût était artificiellement bas : on ramassait une demande déjà créée. On a aussi ouvert des campagnes sur les requêtes informationnelles. Aucune rentabilité immédiate : c'est un investissement de haut de tunnel, il se juge sur des trimestres.
Coût par acquisition sur Google Ads+25 %
Comment le lireLe prix de la croissance qu'on vient d'acheter
C'est le contraire du comportement normal d'un compte : d'ordinaire, plus on pousse, plus le coût monte.
+28 %budget +50 %
Retour sur investissement publicitaire, et coût par acquisition −20 %. La combinaison compte : améliorer un ratio en réduisant la dépense est facile, le faire en accélérant l'est beaucoup moins.
×2,5budget ×3
Chiffre d'affaires, avec un coût par acquisition contenu à +25 % : l'augmentation attendue et assumée du passage de la marque au hors-marque.
92 %63 %
Dépendance aux requêtes de marque, en deux mois. YouTube passé de 0,14 % à 1,67 % des acheteurs en deux semaines de test.
Le calendrier
Le pire moment pour réparer un compte, et le seul où ça valait la peine.
À emporter
Chaque produit ajoute un client différent, donc des angles différents, donc des publicités différentes. On croit élargir le marché ; on dilue le message. La question à se poser avant d'ouvrir une gamme n'est pas « est-ce que ça se vendra », c'est « est-ce que c'est le même client qui l'achètera ? ». Si la réponse est non, ce n'est pas une extension, c'est un second business.
Une équipe qui teste sans mémoire finit par oublier ce qui gagnait. Avant de produire un concept de plus, la question utile est : qu'est-ce qui marchait il y a six mois, et pourquoi a-t-on arrêté ?
Il encaisse une notoriété construite ailleurs, il affiche des ratios flatteurs, et il ne protège de rien. La vraie question n'est pas « quel est mon retour sur investissement » mais « quelle part de ce que j'encaisse serait arrivée sans moi ? ».
Et chez toi ?
Si tu hésites, tu as peut-être déjà commencé à parler à tout le monde, c'est-à-dire à personne.
Les preuves