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Étude de cas · Produits ménagers

+62 % de CA en 6 mois, avec un coût par acquisition en baisse de 24 %

La marque
Marque DTC française de produits du quotidien
Le contexte
plusieurs gammes, trois marchés européens
La durée
6 mois de mission
Le périmètre
pilotage de l'acquisition et de la stratégie créative, en binôme avec la Head of E-commerce interne.

Les résultats

Chiffre d'affaires sur 6 mois
2,03 M€
3,28 M€ · +62 %
Coût par acquisition
25,60 €
19,44 € · −24 %
Budget média mensuel
56 k€
195 k€
Créas gagnantes par vague de production
5 à 10 %
30 %
Courbe de ventes de la marque

La ligne qui compte : le coût par acquisition a baissé pendant que le budget triplait. D'habitude c'est l'inverse. Un compte qui scale voit son coût d'acquisition monter, et la rentabilité se dégrade à mesure que le volume arrive. Ici elle s'est améliorée.

La situation

La marque tournait. 56 k€ de budget média par mois, un compte publicitaire propre, une équipe interne compétente qui produisait ses publicités elle-même, chaque semaine.

Et pourtant, depuis douze mois, la trajectoire ne bougeait plus.

Le plafond que tout le monde regardait, c'était le compte publicitaire : les audiences, la structure, les enchères. J'ai regardé ailleurs, et j'ai trouvé trois choses.

Trois grands angles portaient tout le compte depuis plus d'un an.

Ils marchaient encore, mais leur coût d'acquisition remontait doucement, et rien ne se préparait derrière. Une marque qui vit sur trois idées créatives vit sur du temps emprunté.

Le budget était concentré sur un seul produit d'appel.

Un des bestsellers historiques n'avait même pas de tunnel d'acquisition dédié. Les autres gammes étaient quasi absentes du compte. Tout reposait sur une seule poche d'audience, qui finit toujours par saturer.

Et la personne qui produisait tournait en rond.

Ses mots, pas les miens : « j'ai l'impression d'avoir essoré le sujet. » Ce n'était pas un problème de compétence, c'était un problème de cadre. Sans méthode de variation, on finit par chercher l'idée neuve chaque lundi matin, et la créativité s'épuise.

Le compte n'avait pas un problème de media buying. Il avait un problème de fabrication.

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Ce qu'on a fait

On est allé chercher ce que les clients disent vraiment.

Un questionnaire envoyé à toute la base, dix questions, quatre minutes, une remise en contrepartie. Environ 700 réponses exploitables. Trois questions ouvertes portaient tout : ce qui a déclenché le premier achat, ce qui a convaincu, et ce qu'ils diraient à un proche pour vendre la marque.

Et là on s'est pris le premier mur.

Les clients déclaraient acheter par conviction écologique. C'est ce que la marque croyait, c'est ce que les publicités racontaient. En creusant les réponses libres, le vrai déclencheur était ailleurs : le sentiment de s'être fait avoir par les produits de grande surface, et la preuve que ça fonctionne aussi bien. L'écologie était une cerise, pas un motif d'achat.

On a sorti les angles écologiques purs des publicités d'acquisition. La donnée disait ce que les performances disaient déjà, sans que personne l'ait relié.

On a changé la façon de produire.

Avant, la question du lundi était « qu'est-ce qu'on teste de nouveau cette semaine ? ». On l'a remplacée par « qu'est-ce qu'on n'a pas encore croisé ? ». Un angle qui gagne se décline : sur d'autres formats de tournage, sur d'autres profils de clients, sur d'autres produits, avec d'autres ouvertures. Avec une règle qui rend le tout exploitable : une seule variable change à la fois. Si on change deux choses en même temps, gagnant ou perdant, on n'apprend rien.

La production est devenue combinatoire au lieu d'être inventive. Ce n'est pas une nuance de vocabulaire : c'est la différence entre une équipe qui s'épuise et une équipe qui capitalise.

Un apprentissage qu'on n'avait pas prévu.

On a longtemps itéré les publicités en changeant le texte de l'accroche. Ça échoue neuf fois sur dix. Changer l'image d'ouverture en gardant le même texte marche beaucoup mieux. Ça paraît anecdotique, ça a changé le rendement de chaque vague de production.

On a ouvert le compte à d'autres produits.

Chaque produit a reçu son tunnel, et surtout son propre objectif de coût d'acquisition, calé sur ce que ce produit rapporte réellement dans le temps. Le produit d'appel est passé de deux tiers du budget à la moitié. Le bestseller sans tunnel est monté à 21 % du budget, et ses ventes ont été multipliées par plus de dix en unités.

On a restructuré le compte, en dernier.

Pas en premier : c'est ce que tout le monde fait, et ce n'était pas le plafond. Le compte est passé de campagnes organisées par sédimentation historique à six briques lisibles, dont un banc de test qui porte à lui seul un tiers du budget. Ce qui gagnait en France a ensuite été repris sur les deux autres marchés.

Et j'ai formé l'équipe à l'IA.

Une heure de mise en place, pas une démonstration : un espace de travail par tunnel produit, chacun connaissant déjà le ton de la marque, les angles éprouvés et les verbatims clients. Adapter un script gagnant d'un produit à l'autre, d'un angle à l'autre, d'un marché à l'autre est devenu une affaire de minutes. Le temps de préparation d'une vague de production est passé de plusieurs jours à sept heures.

Les résultats en détail

Tableau de bord, après la mission
Business

Chiffre d'affaires net de 2,03 M€ à 3,28 M€ sur six mois, soit +62 %. Des produits dormants réveillés : plus de 1 300 % de croissance en unités sur un format du bestseller qui n'avait jamais eu de tunnel.

Rentabilité pendant le scale

Budget média mensuel de 56 k€ à 195 k€. Coût par acquisition de 25,60 € à 19,44 €, soit −24 %. Retour sur dépense publicitaire +22 %.

Le système

Taux de publicités gagnantes par vague de production : de 5-10 % à 30 %. Nombre de publicités gagnantes actives en permanence : de moins de 10 à plus de 40. Et l'indicateur dont je suis le plus content : 44 publicités font la moitié du budget, sur plus de 1 100 diffusées. Avant, un seul gros gagnant pouvait porter un quart du compte. Le portefeuille est devenu profond, donc résistant : quand une publicité fatigue, quarante autres prennent le relais.

Ce que j'en retiens

Un compte qui plafonne a rarement un problème de media buying.

Avant de toucher aux audiences ou aux budgets, il faut regarder sur quelle dimension le client fait varier ses publicités. Quand la réponse est « une seule », le plafond est là, pas dans l'interface.

Diversifier les produits, c'est diversifier les poches d'audience.

Un compte qui scale sur un seul produit casse vite. Avant de pousser plus fort sur le produit principal, il faut regarder les produits secondaires qui n'ont pas de tunnel : la croissance est souvent là, et elle coûte moins cher.

Ce que les clients disent n'est pas ce qui les fait acheter.

Ils déclarent une raison respectable et achètent pour une raison plus brute. Un questionnaire à toute la base coûte une demi-journée et vaut plus que six mois d'intuition.

Et chez toi ?

Sur quelle dimension ton équipe fait-elle varier ses publicités ? Si la réponse tient en un mot, ton plafond n'est probablement pas là où tu le cherches non plus.

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Les preuves

Les autres études de cas

De −13 % à +9 % de marge par nouveau client en 7 mois


Une marque qui plafonnait en poussant sa « meilleure » campagne au CPA affiché. En réalité, elle scalait du réachat.

J'ai remis en cause la métrique sur laquelle tout le monde pilotait. En séparant le CPA du coût par nouveau client, la lecture s'est inversée : la campagne qu'on poussait était la mauvaise.


  • +17 % de CA avec 18 % de budget en moins
  • Marge de contribution ×2,3
  • Budgets pilotés : 150 à 250 k€/mois
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Courbe de ventes Shopify

Chiffres issus des exports du compte publicitaire et de la plateforme e-commerce, sur deux périodes de six mois comparables hors temps forts commerciaux. Marque non nommée à la demande de l'équipe.